
NOCES ÉPHÉMÈRES
Un film de Réza Serkanian
Avec : Mahnaz Mohammadi, Hossein Farzi Zadeh,
Soheyla Kashef Azar, Dariush Asad Zadeh, Javad Taheri,
Anahita Rokni,Fabrice Desplechin, Masoume Mohamadi Asl
Image : Mehdi Jafari, Montage : Caroline Emery,
Son : Mehdi Saleh Kermani, Musique : Hossein Alizadeh
Partenaires :
Fonds Sud Cinéma – CNC – ACID – Ciné+ – EZEF (Germany)
Coproduction : Sarina Films (Iran)
Distribution : Overlap Films
Sortie en France : 9/11/2011
Disponible en DCP – Vidéo – DVD
TV Ciné+ : 2012 – 2013
Synopsis :
Après la mort d’un vieux mollah, un voyage commence, vers une ville où l’on peut espérer se marier pour une durée déterminée. Dans une société qui pèse de toutes ses contraintes sur les aspirations individuelles, Kazem et Mariam partent à l’aventure de leurs désirs.
Liens : Allociné – UniFrance – IMDB
Visa d’exploitation n° 123.151
Année : 2011
Langue: Persan
Genre : Drame
Durée : 83 min – Fiction
Format de tournage : 4K
Format d’image : 16:9
Pays de production : France, Iran

Regardez la bande annonce





Festivals
Festival de Cannes 2011 : Sélection ACID
Festival du film de Busan, Corée du Sud 2011 : Sélection officielle (hors compétition)
Festival du film de Namur, Belgique 2011 : Sélection officielle
Festival du film de Cabourg 2011 : Sélection officielle
Festival du film Aye Aye de Nancy, Lorraine 2011 : Sélection officielle
Festival Paysages de cinéastes de Châtenay-Malabry 2011 : Sélection officielle
Festival du film de Dieppe 2011 : Prix de la révélation cinématographique
Festival du film de Douarnenez 2011 : sélection officielle
Festival du film FID Marseille 2011 : sélection officielle
Festival du film arabe de Fameck 2011 : sélection officielle
Festival du film de Saint-Paul-Trois-Châteaux 2011 : Sélection officielle
Festival Cinéma Nova de Bruges, Belgique (hors compétition)
Festival du film d’auteur de Rabat, Maroc 2012 : Prix spécial du jury
Festival du film d’Isola, Slovénie 2012 : Sélection officielle
Séances spéciales :
BAM à New York – USA (octobre 2012) (soirée de gala)
Cinémathèque française – Paris, France (novembre 2012)
Forum des Images – Paris, France (mai 2013)
Prix du scénario :
Prix du jury Sopadin : Prix France Culture
Grand Prix du meilleur scénariste 2007
Lire les articles de presse
Le Monde – L’Humanité – Télérama – L’Express – Télérama – L’Express – Positif – A voir A lire – ACID
Comment s’arranger avec les prescriptions de la société ? Comment contourner une réalité contraignante qui entrave les relations entre les êtres et plus particulièrement entre les hommes et les femmes ? Loin des clichés, le film de Reza Serkanian est un écheveau subtil d’interdits et d’accommodements avec ceux-ci. (…) L’intérêt du film repose non seulement sur cette illustration de l’inclination humaine à composer avec la réalité, mais aussi sur la façon dont, subtilement, l’apparente évidence des enjeux du récit est perturbée par une évolution subtile et inattendue des relations entre les personnages. Car la vérité humaine qui transparaît dans ce film, à la maîtrise formelle invisible et pourtant brillante, est la stricte conséquence de la manière dont Reza Serkanian parvient à rendre tout un petit monde particulièrement attachant. Loin et proche.
Jean-François Rauger
Le Monde
Reza Serkanian sonde les cœurs en profondeur. Il ménage à ses personnages de fragiles marges d’existence. Avec une grande subtilité qui s’adosse à une égale beauté plastique, le cinéaste parvient à universaliser des émotions et déchirements sous le joug de contraintes que certains intègrent, que tous subissent. (…) En même temps que se révèlent les personnalités de protagonistes parvenus au terme de leurs contradictions, il oblige d’une main légère le spectateur à dépasser les images toutes faites. Comme d’autres réalisateurs d’Iran éclairent la réalité des classes moyennes urbaines de leur pays, Reza Serkanian dévoile la complexité de gens modestes et provinciaux.
Dominique Widemann
L’Humanité
A travers l’attirance refoulée entre une belle veuve et son jeune beau-frère, le cinéaste montre la pression des codes sociaux et des traditions sur les moindres aspects de la vie privée. Le cinéaste n’en fait pas un drame, juste une chronique discrètement amère. Autour d’une tradition très particulière, le « mariage temporaire » (sorte de laissez-passer religieux pour une brève rencontre amoureuse), il souligne les impasses et les hypocrisies. En privilégiant les instants minuscules, anodins, parfois drôles. Et sans jamais caricaturer personne : ses personnages ne sont pas les pantins d’une fable politique, mais des êtres de chair, vifs, attachants. Leur dilemme – plier ou s’exiler – n’en est que plus glaçant.
Cécile Mury
Télérama
Après Une séparation, Au revoir et Ceci n’est pas un film, Noces éphémères porte, à son tour, un regard préoccupant sur la société iranienne où autonomie et libertés individuelles sont proscrites. Avec, ici, en ligne de mire, l’hypocrisie des traditions maritales, la sexualité féminine et la douleur de l’abstinence. Des thèmes sociétalement forts portés par des personnages dont la complexité tient à distance tout manichéisme ou schématisme. Une chronique de la solitude et de l’enfermement ordinaire portée par une mise en scène à la sensualité entravée.
Xavier Leherpeur
L’Express
Noces éphémères touche par sa sincérité. Prenant comme argument un étrange mariage à durée déterminée, il plonge au coeur d’une cellule familiale traversée par des trajectoires de désirs difficiles à masquer : une jeune veuve éprouve une vive attirance pour son beau-frère, alors que la famille est en deuil du patriarche. Les funérailles s’avèrent complexes, la ville traque toute entorse à l’ordre moral, les policiers ne semblant être préoccupés que par la recherche « d’affaires filles garçons ». Malgré cette avalanche d’interdits, tous plus aberrants les uns les autres, se dégage du film une grande douceur, une sensualité qui se joue des voiles et des frustrations. La transgression est toujours implicite, à la lisière du chaos, dessinant une frontière sensible, un terrain de jeu délicieusement dangereux pour les sentiments.
Vincent Thabourey
Positif
Avec une mise en scène épurée et une grâce silencieuse, Noces éphémères inspire un souffle de vie sous le voile du hidjab. Subtil, élégant, bouleversant. En un mot authentique. Noces éphémères est un pur objet de poésie. Réalisé par Reza Serkanian et déjà récompensé pour ses qualités d’écriture (Grand prix du jury Sopadin : meilleur scénario), le premier long-métrage du cinéaste iranien a de beaux jours devant lui. L’originalité du sujet (le mariage à durée déterminée), l’audace de mise en scène (tournage mené malgré la censure), et la force d’humanité des personnages font de ce film le portrait de toute une génération. Car ici, le contexte, loin de se faire oublier sous les artifices de la fiction, prend de l’ampleur et gagne la sphère de l’intime, du moi et de la relation à l’autre.
Estelle Charles
A voir A lire
On n’explique pas la vie, on s’explique avec elle, écrit Paul Rudi dans son essai Créer. C’est bien cela qui est en jeu dans Noces éphémères. Mais ce n’est pas tant la nature de cette explication avec la vie que la forme étonnante, Strehlerienne (on pense sans cesse à la mise en scène éblouissante que Georgio Strehler avait fait de la trilogie de la villégiature de Goldoni à la Comédie-Française), que le cinéaste a donné à son film. Ce qui ne signifie pas, loin de là, qu’il soit théâtral. Il est purement, intrinsèquement cinématographique.
François Zabaleta
ACID
Réalisateur
REZA SERKANIAN

Biographie
Reza Serkanian est un cinéaste d’origine iranienne actif depuis plus de trois décennies dans le cinéma de fiction et le documentaire. Il commence à réaliser des courts métrages à dix-sept ans en Iran et obtient rapidement une reconnaissance internationale, avec deux sélections au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand. Après des études de cinéma à Téhéran, il poursuit son parcours artistique à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Amsterdam (Rijksakademie van Beeldende Kunsten) à Amsterdam.
Installé en France depuis 1998, il travaille entre l’Europe, l’Afrique et l’Iran, abordant les réalités sociales et les relations humaines. Il est également monteur et directeur de la photographie.
Son premier long-métrage, Noces éphémères (Grand Prix du meilleur scénariste Sopadin & France Culture), est présenté en première mondiale au Festival de Cannes en 2011 avant sa sortie en salles en France. Après Passeurs, documentaire coproduit avec France 3 pour la télévision, son nouveau long métrage Les Intrus sortira en salles en France en 2026.
Filmographie
LES INTRUS
2026 – Fiction – 80 min – Overlap Films – France
PASSEURS
2020 – Documentaire – HD – 68 mn – Overlap Films / France
LES ENFANTS DES PLANCHES
2019 – Documentaire – HD – 52 mn – Overlap Films / France
LE ROCHER DE NARAYAMA
2018 – Fiction – HD – 15 mn – Overlap Films / France – Iran
NOCES ÉPHÉMÈRES
2011 – Fiction – 35mm – 83 mn – Overlap Films / France
CEUX QUI MANGENT LE BOIS
2008 – Documentaire – 50 mn – Overlap Films / France – Gabon
L’ABSENCE D’ADRIEN
2004 – Documentaire – 26 mn – Overlap Films / France
RETROUVAILLES
2003 – Fiction – 35mm – 25 mn – Overlap Films / France – Iran
DE PASSAGE
2002 – Fiction – 35mm – 19 mn – Polygone Films / France
RETOUR
2000 – Fiction – 16mm – 30 mn – Valor Films / Pays-Bas
PARASTOU
1995 – Fiction – 35mm – 31 mn -DEFC / Iran
L’OISEAU AU VENT
1993 – Fiction – 16mm – 42 mn – DEFC / Iran