Un documentaire de Eléonore Yaméogo

Montage : Julien Chiaretto
Image & son :
Rodrigue Ako, Jacques Kam, Valérie Morhino de Moura
Mixage son : Romain Seris
Musique : Lokua Kanza, Désiré Sankara, Tiken Jah Fakol

Responsables de production :
Erwann Créac’h, Romain Da Costa

Avec la participation du :
CNC, PROCIREP, ANGOA,
Fond francophone de production audiovisuelle du Sud,
Scam (Bourse Brouillon d’un Rêve),
RTB (Radio Télévision du Burkina)
En coproduction avec RTV (Rosny TV)

Distribution : Overlap Films
Disponible en DCP – Vidéo – DVD

Synopsis:

Ils ne rentreront pas. Ils sont venus, ils restent. Ils envoient de l’argent au pays, et de bonnes nouvelles. Ils ne laissent rien paraître des difficultés morales et matérielles dans lesquelles ils sont souvent. Ils entretiennent le rêve, le mythe d’un eldorado. D’une immigration synonyme de réussite et de bonheur. Je suis Africaine. J’ai grandi dans ce mythe. Je veux désormais comprendre et montrer les mécanismes d’un phénomène qui entretient les illusions et les désillusions.

Links: Allocine – UniFrance – IMDB

Année : 2011
Langue : French, Moore
(Sous-titres français et anglais)
Genre : Documentaire
Durée : 67 min
Format de tournage : Digital
Format d’image : 16:9
Pays de production : France, Burkina Faso

Festivals


FESPACO, Burkina Faso 2011 – Catégorie Film Documentaire Africain
Avant-première au Centre Culturel Français Georges Méliès de Ouagadougou – février 2011
Vues d’Afrique (Montréal), Bujumbura (Burundi) – Prix meilleur documentaire


À propos du film


Pour Kader Traoré du média en ligne burkinabé LeFaso.net, la sélection de ce documentaire lors du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou 2011 souligne la présence de la « nouvelle vague du cinéma africain ». Il considère que Paris mon paradis dresse les véritables conditions de vie des immigrés en France.

La journaliste Stéphanie Trouillard de SlateAfrique indique qu’Éléonore Yaméogo rédige avec ce documentaire un message à son continent l’Afrique. Elle veut briser le « mythe de l’eldorado européen » où, en fait, nombre d’Africains survivent.

La journaliste et critique de cinéma Claire Diao reconnaît sur le site africine.org que « les témoignages à visage découvert (dans ce film) frappent par leur véracité, leur émotion ». Elle explique en outre que la première burkinabè à avoir bénéficié des faveurs de l’immigration dite « choisie » du gouvernement français pose un regard neuf, en sa qualité d’Africaine, « sur le fossé grandissant entre les rêves des uns et le désenchantement des autres. ».

La journaliste Floriane Denis explique que ce film, diffusé au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO ), a fait réagir et reprend une citation de la réalisatrice : « Je ne dis pas qu’il ne faut pas partir, non […] mais je dis qu’il faut très très bien préparer son voyage et savoir à quoi s’attendre. ».

Pour l’association la Ligue des droits de l’homme, le film, destiné essentiellement à l’Afrique, doit montrer aux immigrés potentiels que, pour la majorité d’entre eux, Paris sera un enfer. Pour le spectateur occidental, le documentaire montre un « regard africain sans complaisance ni animosité sur une société française fort peu accueillante. »

Biographie

Née au Burkina Faso en 1978, Eléonore Yaméogo s’est tournée avec détermination vers une passion difficile d’accès pour une femme en Afrique : la réalisation. Elle se forme d’abord sur les nombreux tournages, avant d’entrer à l’Institut Supérieur de l’Image et du Son (ISIS) au Burkina-Faso, où elle obtient son BTS en audiovisuel et se frotte à des sujets documentaires exigeants.

Filmographie

2023 : Le Galop
2022 : De l’autre côté des rives
2021 : Prisme
2018 : Cimetière des éléphants
2011 : Paris mon paradis
2008 : Main tendue

Courts-métrages :
2011 : Ouaga HH
2001 : Ouaga Jazz

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