
PRAKASAN
പ്രകാശൻ
Long-métrage
Un film de Bash Mohammed
Avec : Dinesh Prabhakar, Indrans, Syju Kuruppu, Laya Krishna, Parvathy Subheesh, Nandan
Image: Papino
Chef monteur : Reza Serkanian
Monteur : Manoj
Mixage son : Resul Pookutty
Son : Vishnu Govind
Musique : Bijibal
Coproduction : Feelreel Cinemas (Inde)
Distribution : Overlap Films
Disponible en DCP – Vidéo – DVD
Synopsis:
Un jeune indigène des forêts tropicales du sud de l’Inde, Prakasan, quitte son village malgré sa tribu, rêvant de trouver un emploi auprès du gouvernement. Mais le seul job qu’il obtient en ville est d’éduquer les travailleurs du sexe, qui l’entraine dans une aventure drôlement décalée.
Links: Allociné – UniFrance – IMDB
Année : 2017
Langue : Malayalam
(Sous-titres français & anglais)
Genre: Drame
Durée : 85 min – Fiction
Format de tournage : Digital
Format d’image : 4K
Pays de production : France, Inde
Regardez la bande-annonce (bientôt)
Sélection officielle :
– 19ème Festival de Film de Mumbai, Inde (2017)
– Thrissur International Film Festival, Canada (2018)
Lire l’article du Hollywood Reporter
Dinesh Prabhakar incarne un campagnard naïf débarqué en ville dans la comédie dramatique de Bash Mohammed, originaire du Kerala.
Lien Hollywood Reporter
Un jeune homme simple issu des forêts reculées du Kerala obtient un emploi dans la fonction publique et se retrouve brusquement transplanté dans une grande ville trépidante dans Prakasan, deuxième long-métrage du réalisateur basé à Dubaï Bash Mohammed (Lukka Chuppi). Bien que la fin soit annoncée dès les premières scènes, que l’écriture reste élémentaire et que l’humour soit parfois lourdement appuyé, cette comédie en malayalam au message social devient touchante et attachante grâce à l’interprétation vibrante de Dinesh Prabhakar, également crédité comme producteur exécutif et directeur de casting. Le film comptait parmi les œuvres les plus directes et accessibles présentées au Festival de Mumbai.
Mohammed possède un réel sens du paysage et dépeint le village de Chamakudy comme un Éden avant la chute, où le grand et robuste Prakasan (Prabhakar) s’amuse avec ses amis, sa petite amie et sa mère. Ils vivent de la terre et connaissent à peine l’argent. Se baignant dans des forêts dignes de Shangri-La ou d’Avatar, plongeant dans des bassins sous des cascades rugissantes, se nourrissant des fruits de la nature et portant de simples morceaux de tissu noués, ces habitants tribaux sont présentés comme vivant dans une harmonie parfaite, sans nuage à l’horizon.
Pourtant, le héros nourrit un rêve : partir en ville et découvrir le monde. Incroyablement, il est choisi par le gouvernement régional pour travailler à un programme de santé financé par la Banque mondiale. Malgré les conseils de ses amis et le chantage affectif des femmes de sa famille, il dit adieu, traverse des montagnes à pied, est pris en charge par des gardes forestiers bienveillants et monte pour la première fois de sa vie dans un bus.
Les aventures urbaines de Prakasan tournent toutes à la mésaventure : des gens malhonnêtes qu’il rencontre au bidonville nauséabond et à la nourriture immangeable, jusqu’à la révélation surprenante que sa mission consiste à sensibiliser les travailleuses du sexe à l’usage du préservatif. On lui remet un grand godemiché en bois pour illustrer ses explications (objet qui reviendra au pire moment), puis il est abandonné sans plus d’instructions dans le quartier chaud. Incapable de distinguer une prostituée d’une dame respectable, il accumule les malentendus jusqu’à la bévue finale qui conduit à une conclusion particulièrement satisfaisante.
Prabhakar, qui s’impose désormais dans le cinéma hindi, incarne avec charme un Tarzan devenu bureaucrate ; il maintient le public du côté de Prakasan face aux citadins, décrits à juste titre comme des « éléphants en furie ». Plus que des méchants, ces derniers apparaissent comme des âmes égarées ayant oublié le sens de la vie et incapables de se relier entre elles, encore moins à la nature.
Les aspects techniques révèlent un budget limité, notamment dans certaines scènes urbaines. Les monteurs Manoj et Reza Serkanian livrent pourtant un travail sophistiqué à partir du matériau disponible, alternant les temporalités avec une grande fluidité. Le directeur de la photographie Pappinu oppose avec force les couleurs chaotiques de la ville malodorante aux teintes profondément saturées du monde naturel, notamment un bassin multicolore en forme de cœur, à couper le souffle.
Réalisateur
BASH MOHAMMED

Biographie
Bash Mohammed est né à Brahmakulam, un petit village dans Thrissur, Kerala, Inde. Très jeune, il a montré son intérêt pour le dessin et la peinture et a gagné beaucoup de prix dans les festivals d’école et de collège. Après ses études au collège des Beaux-Arts à Thrissur, il a commencé sa carrière de concepteur dans le monde de la publicité et a obtenu de nombreuses reconnaissances pour ses publicités papiers et télévisées pour divers géants multinationales en Inde et à l’étranger.
Bash Mohammed a commencé sa carrière de réalisateur avec le long-métrage « Lukka Chuppi » (Inde/Malayalam 2015).
– 47e Festival international du film d’Inde (sélection officielle)
– 63e Indian National Film Awards (mention spéciale pour l’un des acteurs principaux)
– 46e Kerala State Film Awards (prix spécial du jury)
– Festival du cinéma indien de New York 2016
« Lukka Chuppi » a depuis gagné le statut de culte dans le cinéma Malayalam pour son traitement singulier de l’histoire des retrouvailles de six amis après longtemps.
« Prakasan » est son deuxième long-métrage.
Filmographie
ENNALUM ENTE ALIYA
2023 – Fiction – 113 min – Inde
PRAKASAN
2017 – Fiction – 85 min – Overlap Films & Feelreel Cinemas – France & Inde
LUKKA CHUPPI
2015 – Fiction – 109 min – Inde